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Pierre FIGARO
Dernière mise à jour le 6/01/2007

Chef de chœur des chorales Harmonia, Fidelia et Liberta

Pierre FIGARO - 72.7 ko

Pierre FIGARO

Voulez-vous vous présenter ?
J’ai commencé la musique à 13 ans comme clarinettiste. Je suis rentré au sein de la musique des équipages de la flotte en 1971 puis j’ai fait des études de chant à l’E.N.M. de Brest, période durant laquelle j’étais instructeur à l’école des Mousses à Brest, responsable de la chorale et de la fanfare. Titulaire d’une médaille d’or de chant, je me présente au grand prix de chant de Vichy puis au concours musical de France où j’obtiens une 1ère médaille. La commune de Gouesnou me propose de créer une chorale en 1980 avec un petit groupe de personnes. En 1983, je passe le concours de sous-chef de musique des armées et suis nommé à Brest. Actuellement, je suis professeur de technique vocale.

Parlez-nous de votre chorale :
C’est une chorale étoffée puisque nous sommes toujours 70-80 en concert. Même si nous avons gardé un état d’esprit « famille », le grand nombre implique une rigueur importante quant à l’assiduité et le travail personnel.

Comment sait-on qu’une chorale et ses choristes progressent ?
Tout d’abord grâce à la justesse, puis par la communion qui règne entre les choristes lors d’un concert. A un moment donné dans un concert on doit pouvoir mener le chœur par simple regard pour certaines œuvres.

Faut-il connaître le solfège pour chanter dans une chorale ?
Pas obligatoirement. Celui qui lit le solfège déchiffre la nouvelle partition et l’apprend plus rapidement mais bloquera facilement sur un intervalle difficile qu’il connaîtra, alors que celui qui ne lit pas mémorisera la mélodie sans se poser de question.

Le niveau d’une chorale se juge-t-il par rapport aux morceaux choisis ?
Il est évident que nous apprenons aujourd’hui des œuvres plus difficiles mais le niveau se détermine par la justesse, au phrasé. Il n’y a pas de petite musique ou de petits chants. D’une simple mélodie on peut faire quelque chose d’extraordinairement beau.

Vous n’avez jamais envisagé de travailler une œuvre complète sur une année ?
Bien sûr j’y ai pensé et j’ai essayé de façon insidieuse de travailler le Requiem de Mozart, très difficile, en mettant des petits morceaux petit à petit, espérant arriver à l’œuvre entière. Mais j’ai senti une petite retenue et je n’ai pas insisté. Par ailleurs, c’est frustrant de travailler toute une année pour chanter une œuvre une ou deux fois.

Vous dirigez aussi à Gouesnou deux autres chorales :
La chorale Liberta, des petits, et Fidelia, des adolescents. Si les petits sont nombreux et assidus, les adolescents sont trop peu nombreux malgré leur motivation. Peut-être des concerts seuls sans Harmonia, permettraient-ils d’étoffer davantage les groupes. Nous irons chanter au foyer Ker Héol, et j’ai provoqué une rencontre avec les enfants handicapés de Winicot à Ponchelet.

Quels souvenirs marquants gardez-vous de ces années passées à diriger les chorales ?
Les sorties au Pays de Galles, dans le cadre du jumelage avec Brecon, les concerts au Quartz, et bien entendu le concert en Guadeloupe. Ce qui m’a marqué aussi, et c’est moins agréable, c’est le départ par accident ou maladie de plusieurs choristes.

Quelle est votre actualité de soliste et de chanteur ?
Cette année, j’ai fait le Requiem de Gounod avec la chorale Cantoria. J’ai en projet un opéra de Mascagni : « Cavalleria Rusticana », je vais faire le Requiem de Mozart dans le projet de l’école de musique de Quimper, ensuite un autre opéra de Pierre Moret « Gulliver » et enfin l’opéra de Guerschwin « Porgy and Bess ».

Un dernier mot ?
Je voudrais souligner la totale et fidèle collaboration entre la Municipalité et la chorale et ce depuis mes débuts à Gouesnou. Je souhaiterais organiser un week-end de répétition dans une structure adaptée afin de créer des liens encore plus forts entre les choristes.

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