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Le CME à la journée départementale des CME et CMJ
Dernière mise à jour le 25/06/2009
Florian, Dorian, Samuel, vous avez été reçus
par les bénévoles de la SNSM (Société
Nationale de Sauvetage en Mer), qu’avez-vous
appris ?
Nous étions avides de savoir pourquoi
certains bateaux de la SNSM étaient de
couleur orange avec du bleu et d’autres
avec du vert... Nous pensions que les
petites vedettes étaient avec du bleu et les
gros canots de sauvetage avec du vert...
Les bénévoles nous ont expliqué qu’avant
la création de la SNSM en 1967, deux
associations de sauvetage coexistaient,
l’une possédant des bateaux bleus,
l’autre, des bateaux verts ; lors de leur
regroupement, il fut décidé de maintenir
les couleurs respectives des flottilles
existantes et en général les plus petits
ports avaient des vedettes avec du bleu et
les autres des bateaux avec du vert...
Samuel, que voudrais-tu dire sur la SNSM ?
Je suis frappé par le fait que les hommes
de la SNSM sont des bénévoles et que les
sauvetages qu’ils effectuent soient
gratuits ! Sur le Finistère 550 bénévoles
sont répartis sur 29 stations : ce sont des
anciens marins de la « Royale » ou de « la
Marchande » mais aussi d’anciens
professeurs, postiers... Ils donnent de leur
temps chez les sauveteurs embarqués ou
tout simplement sur les plages ; la
vedette du Conquet fait 25 à 35
opérations de sauvetage par an. Si les
gens « du coin » n’appellent qu’en cas
d’urgence, certains plaisanciers les
dérangent parfois simplement
pour pallier leur incompétence...
Une autre compétence de la SNSM du Conquet m’a étonné ; c’est elle qui s’occupe des convois sanitaires vers Ouessant et Molène été comme hiver !
Florian et Dorian, avez-vous des
renseignements à ajouter ?
Oui, ce qui nous a intrigué, c’est le
« canot automatique de survie ».
Comment fonctionnait cette espèce de
gros cylindre blanc ? Une fois jeté
dans l’eau, un système pyrotechnique,
similaire à celui des airbags, permet à ce
cylindre de s’ouvrir. À l’intérieur, outre
une espèce de tente, les naufragés ont à
leur disposition une ancre flottante, une
couverture de survie, des fusées de
détresse, de quoi manger... L’idéal, c’est
aussi d’avoir pu auparavant enfiler une
combinaison de survie !
Et, vous, Nina et Léa, quelle activité avez-vous
préféré ?
Nous avons participé à l’activité
« théâtre » ; Nous avons appris à écouter,
à faire passer nos émotions suivant la
tonalité de notre voix, suivant l’intensité
de notre regard. Des jeux simples nous
ont montré combien il était déjà difficile
de transmettre ne serait-ce qu’un signal
sonore comme un claquement de mains
alternativement à notre voisin de gauche
ou de droite.
Apprendre à placer sa voix pour
transmettre la joie, la colère ou « les
sentiments amoureux » (rires) fut un vrai
plaisir pour tous les enfants de notre
groupe !
À la fin de la séance, par petits groupes,
nous avons dû jouer deux scénettes que
nous devions inventer :
Dans la première, 4 conseillers muni -
cipaux rencontraient un jeune qui jetait
des déchets dans la nature et dans la
seconde, 1 conseiller rencontrait 4 jeunes
qui polluaient la nature...
Nina : Qu’il est difficile de se battre avec
des mots, sans en venir « aux mains » !
Les enfants, avez-vous apprécié de
rencontrer des jeunes d’autres communes ?
Oh oui ! Nous avons, au cours de la
journée, partagé des moments de
convivialité : des rencontres à caractère
sportif, la réalisation de fresques sur la
préservation de la nature, la découverte
du respect du milieu marin à la plage de
Portez, un repas partagé, et surtout notre
rassemblement au Cénotaphe de la
pointe Saint-Mathieu...
Qu’est-ce qu’un cénotaphe ?
Kévin : Au début, je pensais qu’il y avait
des cercueils dans un cénotaphe...
Samuel : et bien non, il n’y a que des
centaines de photos de disparus. C’est
impressionnant...
Parfois, il y avait des photos d’équipages.
Avaient-ils tous sombré en mer ?
Nous avons appris que les photos étaient
données par des familles désireuses de
maintenir le souvenir des marins
victimes de conflits et « morts pour la
France ».
Comment s’est déroulée la fin de la
journée ?
Après une minute de silence autour de
lumignons dans la crypte du mémorial,
nous avons tous reçu une médaille dont
une des faces représente le visage d’une
mère, reproduction de la sculpture qui se
trouve en haut du monument dédié aux
marins. Nul doute que désormais, lorsque
nous nous promènerons à la pointe Saint
Mathieu, nous aurons une pensée pour
cette femme au regard triste qui
regarde l’horizon en quête d’un
éventuel retour de son enfant,
femme symbole de toutes les
mères dans la peine...
Monique Guiavarc’h



