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Le CME à la journée départementale des CME et CMJ
Dernière mise à jour le 25/06/2009


 
Léa, Nina, Samuel, Florian, Dorian et Kévin se sont rendus à la journée départementale des Conseils municipaux enfants et jeunes organisée au Conquet le 26 avril sur le thème du « développement durable ».

Florian, Dorian, Samuel, vous avez été reçus par les bénévoles de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer), qu’avez-vous appris ?
Nous étions avides de savoir pourquoi certains bateaux de la SNSM étaient de couleur orange avec du bleu et d’autres avec du vert... Nous pensions que les petites vedettes étaient avec du bleu et les gros canots de sauvetage avec du vert...
Les bénévoles nous ont expliqué qu’avant la création de la SNSM en 1967, deux associations de sauvetage coexistaient, l’une possédant des bateaux bleus, l’autre, des bateaux verts ; lors de leur regroupement, il fut décidé de maintenir les couleurs respectives des flottilles existantes et en général les plus petits ports avaient des vedettes avec du bleu et les autres des bateaux avec du vert...

Samuel, que voudrais-tu dire sur la SNSM ?
Je suis frappé par le fait que les hommes de la SNSM sont des bénévoles et que les sauvetages qu’ils effectuent soient gratuits ! Sur le Finistère 550 bénévoles sont répartis sur 29 stations : ce sont des anciens marins de la « Royale » ou de « la Marchande » mais aussi d’anciens professeurs, postiers... Ils donnent de leur temps chez les sauveteurs embarqués ou tout simplement sur les plages ; la vedette du Conquet fait 25 à 35 opérations de sauvetage par an. Si les gens « du coin » n’appellent qu’en cas d’urgence, certains plaisanciers les dérangent parfois simplement pour pallier leur incompétence...

Une autre compétence de la SNSM du Conquet m’a étonné ; c’est elle qui s’occupe des convois sanitaires vers Ouessant et Molène été comme hiver !

Florian et Dorian, avez-vous des renseignements à ajouter ?
Oui, ce qui nous a intrigué, c’est le « canot automatique de survie ».
Comment fonctionnait cette espèce de gros cylindre blanc ? Une fois jeté dans l’eau, un système pyrotechnique, similaire à celui des airbags, permet à ce cylindre de s’ouvrir. À l’intérieur, outre une espèce de tente, les naufragés ont à leur disposition une ancre flottante, une couverture de survie, des fusées de détresse, de quoi manger... L’idéal, c’est aussi d’avoir pu auparavant enfiler une combinaison de survie !

Et, vous, Nina et Léa, quelle activité avez-vous préféré ? Nous avons participé à l’activité « théâtre » ; Nous avons appris à écouter, à faire passer nos émotions suivant la tonalité de notre voix, suivant l’intensité de notre regard. Des jeux simples nous ont montré combien il était déjà difficile de transmettre ne serait-ce qu’un signal sonore comme un claquement de mains alternativement à notre voisin de gauche ou de droite.
Apprendre à placer sa voix pour transmettre la joie, la colère ou « les sentiments amoureux » (rires) fut un vrai plaisir pour tous les enfants de notre groupe !
À la fin de la séance, par petits groupes, nous avons dû jouer deux scénettes que nous devions inventer :
Dans la première, 4 conseillers muni - cipaux rencontraient un jeune qui jetait des déchets dans la nature et dans la seconde, 1 conseiller rencontrait 4 jeunes qui polluaient la nature...
Nina : Qu’il est difficile de se battre avec des mots, sans en venir « aux mains » !

Les enfants, avez-vous apprécié de rencontrer des jeunes d’autres communes ? Oh oui ! Nous avons, au cours de la journée, partagé des moments de convivialité : des rencontres à caractère sportif, la réalisation de fresques sur la préservation de la nature, la découverte du respect du milieu marin à la plage de Portez, un repas partagé, et surtout notre rassemblement au Cénotaphe de la pointe Saint-Mathieu...

Qu’est-ce qu’un cénotaphe ?
Kévin : Au début, je pensais qu’il y avait des cercueils dans un cénotaphe...
Samuel : et bien non, il n’y a que des centaines de photos de disparus. C’est impressionnant...
Parfois, il y avait des photos d’équipages. Avaient-ils tous sombré en mer ?
Nous avons appris que les photos étaient données par des familles désireuses de maintenir le souvenir des marins victimes de conflits et « morts pour la France ».

Comment s’est déroulée la fin de la journée ?
Après une minute de silence autour de lumignons dans la crypte du mémorial, nous avons tous reçu une médaille dont une des faces représente le visage d’une mère, reproduction de la sculpture qui se trouve en haut du monument dédié aux marins. Nul doute que désormais, lorsque nous nous promènerons à la pointe Saint Mathieu, nous aurons une pensée pour cette femme au regard triste qui regarde l’horizon en quête d’un éventuel retour de son enfant, femme symbole de toutes les mères dans la peine...

Monique Guiavarc’h