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Patrimoine / Histoire
Dernière mise à jour le 24/02/2005
Origine du Nom "Gouesnou"
Landa, peniticuium, Goeznovei, 1019 ; Sanctus Goeznovei, 1282 ; Bastille de Seint Goueznou.
Bastide de Saint Gouezenou, 1378 ; Langoeznou, 1420, 1467, 1516 ; Sainct Goueznou, 1544 ; Lannonznou, 1551 ; Lanosnou, 1591 ; Sainct Gouesnou, 1607 Gouesnou, 1665 ; breton Gouenoù.
Cette paroisse qui s’est en 1950 agrandie vers le Nord de cinq villages de Plabennec, en était jusque-là séparée par une ancienne voie. Faisant originellement partie de la paroisse bretonne primitive de Guipavas, elle remonte à un établissement monastique, en vieux breton Lann, fondé au VIème siècle par Saint Goueznou. Le nom originel a été remplacé en français par Saint-Goueznou puis par Goueznou. Eponyme et Saint patron de la paroisse, celui-ci est désigné par la Vie de St Paul-Aurélien, écrite en 884, comme un de ses disciples.
Outre ce monastère, le saint bâtit un oratoire au Pénity (du breton penet-ti « maison de pénitence »). D’après une version plus tardive de sa vie, le comte Comore octroya aussi au Saint autant de terre qu’il pourrait enclore de fossés en un jour. Il se mit en marche traînant une fourche, et des fossés s’élevèrent sur ses pas, délimitant un espace formant son minihi ou domaine monastique. Lieu d’asile et de refuge ce minihi primitif, que circonscrivait encore au siècle dernier les « fossés de Saint Gouesnou », s’agrandit par la suite, débordant sur Guipavas et Lambézellec. Au jour de l’Ascension, la reconnaissance de ce territoire donne lieu à une troménie (du breton tro-minihi « tour de minihi ») longue de quelques dix-huit kilomètres.
L’église
A l’emplacement de l’édifice construit par St Gouesnou et dédié en 642 à St Houardon, bien des églises se sont vraisemblablement succédées au cours des siècles mais nous n’avons guère de traces. Nous savons seulement que celle qui s’élevait au début du 17ème siècle était trop petite et trop basse et qu’il fallait démolir le corps de ladite église pour l’agrandir et réédifier d’une autre façon. En forme de croix latine, l’église est composée d’une nef à quatre travées, d’un transept et d’un chevet à cinq pans. La tour clocher est du 16ème siècle, il existe des vestiges noyés dans les maçonneries actuelles datant du 15ème siècle.
Pendant les combats de la libération, l’église connaîtra la dévastation la plus terrible de son histoire. La flèche fut décapitée au début d’août 44. Puis l’incendie de l’édifice dans la nuit du 12 au 13 août fit des dégâts énormes.
La restauration commencée en octobre 1947 s’achèvera par la pose de vitraux en 1970.
Quant à la Fontaine jouxtant l’enclos, c’est le type de fontaine de dévotion. Elle date également de la même période que l’église.
Le bourg
Les évêques de Léon qui affectionnaient beaucoup leur saint prédécesseur avaient érigé la cure de sa paroisse en aumônerie, ce qui lui valait nombre d’avantages financiers.
Ils y avaient également établi l’une de leurs juridictions celle des « Reguaires » (Reiz-Guer) ou règle de la ville. Ce tribunal qui comprenait trois juges siégeait au 17ème siècle à Gouesnou et au 18ème siècle alternativement à Gouesnou et à Brest.
Le ressort de ce tribunal était très large et s’exerçait sur de nombreuses paroisses. Il n’y avait d’ailleurs presque aucun lien avec la sénéchaussée puisque les appels de toutes les causes étaient portés directement au parlement.
Les amis du Patrimoine
Ce bâtiment est ouvert au public un dimanche après-midi par mois ainsi que du mardi au samedi inclus durant les mois de juillet et août. L’entrée est libre et gratuite et les dates d’ouverture sont communiquées par voie de presse.
Les foires
Autrefois très célèbres, elles comptaient parmi les plus importantes de Bretagne. L’existence de ces foires remonte aux temps les plus reculés, puisque déjà en 1658, l’évêque de Léon obtenait que ces grandes assemblées qui s’étaient au début du siècle repliées sur Saint-Renan soient restaurées en faveur de la paroisse.
La foire de la veille de l’Ascension essentiellement chevaline marquait pour ainsi dire l’ouverture officielle de la saison. Il n’était pas rare d’y voir jusqu’à 3 ou 4 mille chevaux exposés à la vente.
La décadence s’est accélérée jusqu’aux dernières années 60 et les foires de Gouesnou ne sont plus aujourd’hui qu’un souvenir.
Penguérec
Alors que les troupes alliées sont toutes proches, des parachutistes tentent de prendre le poste de vigie tenu par les Allemands mais sont repoussés. Des renforts allemands sont appelés et brûlent la ferme Phelep de Penguérec et poursuivent leur route vers le bourg où ils ramassent tous les hommes, femmes et enfants qu’ils rencontrent. Les personnes capturées sont emmenées à Penguérec où elles sont mitraillées et jetées en tas. Une fillette survivra à cette folie meurtrière des hommes. Tous les ans, à cette date, la commune, qui porte le deuil de ce massacre, se souvient de cette page sombre de son histoire pour rappeler la valeur inestimable de la paix.




